dimanche 29 mai 2011

Lady Susan, de Jane Austen [Habitant of Sto]

La quatrième de couverture : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sous, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question...

Ma lecture : Lady Susan, mon second Jane Austen. J'ai apprécié ma lecture. Je trouve que le fait que le roman soit épistolaire permet de comprendre les différents points de vue et sentiments des personnages (changements de narrateurs) surtout ceux de Lady Susan et de Mne Vernon  et aussi de ne pas alourdir le réci. En plus, j'aime le genre épistolaire. Cependant, il est un peu difficile de situer les personnages au début et l'histoire perd un peu de sa force quand les passages narrés dans les lettres deviennent trop long. Cela rend l'aspect épistolaire un peu artificiel. 

J'aime les personnages de Lady Susan et de son amie Mne Johnson (qui parle sur le dos de son mari malade) : machiavéliques, manipulatrices, qui s'amusent (Elle s'amuse!) de la naiveté des gens (Reginald de Courcy). Deux portraits de femmes presque méchantes, cruelles. 

Un roman pas mal creusé, avec une histoire et des caractères assez développés et intrigants en seulement une centaine de pages.



lundi 23 mai 2011

Mansfield Park, Jane Austen [Habitant of Sto]



Quatrième de couverture : Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris.

La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première ...


Ma lecture : C'est une amie qui m'a conseillé de lire du Jane Austen et comme j'aime beaucoup l'actrice Billie Piper, elle m'a prêté l'adaptation de Mansfield Park de la BBC où Billie Piper tient le rôle de Fanny Price. J'ai beaucoup aimé ce film, l'ambiance, les personnages et les costumes. Cela m'a donné envie de lire du Jane Austen et j'ai commencé par Mansfield Park. D'après ce que j'ai lu sur ce roman que ce soit sur les forums ou les blogs, ce n'est pas vraiment celui par lequel il vaut mieux commencer.

Et pourtant j'ai beaucoup aimé. J'aime les personnages de Fanny, et de Mary Crawford (j'aime son côté diabolique et égoïste). L'ironie est très présente. L'auteur se moque de ses personnages et même temps nous les fait apprécier. Elle les critique mais les pardonne presque. On prend presque pitié des personnages faibles comme Lady Bertram. J'ai apprécié la partie du roman où Fanny est rentrée chez elle à Portmouth. Cette partie a été complétement zappé dans l'adaptation de la BBC et pourtant, je la trouve très agréable. Le fait que Fanny apprenne ce qui se passe à Londres et à Mansfield par l'intermédiaire de lettres permet de mieux connaitre Fanny et ses sentiments. Et j'aime le genre épistolaire, c'est peut être aussi pour cela. Voir les différences entre la famille Price et la famille Bertram permet de mieux connaitre les reproches, les critiques que l'on peut faire aux deux familles. L'histoire entre Mr Crawford et Maria se comprend beaucoup mieux, aussi arrive de façon moins abrupte dans le roman que dans l'adaptation TV justement grâce au passage où Fanny est à Portmouth. L'auteur critique les passions exacerbées et défend la patiente et le bon jugement. L'histoire de Fanny et d'Edmund repose là-dessus. J'ai bien aimé le dernier chapitre où Jane Austen explique comment la vie des différents personnages a tourné, comment les événements ont changé leurs vies. La fin est peut être un peu rapide, le rapprochement d'Edmund et de Fanny est un peu rapide lui aussi : Edmund se met à ouvrir les yeux, à aimer Fanny en deux pages même s'il est vrai que Jane Austen nous dit que l'on peut s'imaginer le nombre de jours, de mois ou d'années passés que l'on souhaite. Un mariage de raison, de facilité si l'on peut dire, plutôt que la passion ... en tout cas pour Edmund, peut être pas pour Fanny ... 

J'ai acheté l'édition Archipoche car les couvertures des éditions 10/18 ne sont pas très à mon goût. Par contre, il est vrai que cette édition est un peu fragile. Je l'ai transporté dans mon sacs tous les jours et la couverture s'est abimée très vite.

Je pense que je lirais les autres romans de Jane Austen. Son petit roman épistolaire Lady Susan est déjà dans ma pile à lire. Persuasion me tente bien et Orgueils et Préjugés, le plus connu, aussi.

lundi 16 mai 2011

Voyage dans le passé, Stefan Zweig [Habitant of Sto]


La quatrième de couverture : Louis, un jeune homme pauvre mû par une « volonté fanatique », tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il doit partir au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Les retrouvailles du couple n'auront finalement lieu que neuf ans plus tard. Leur amour aura t-il résisté ?

Ma lecture : Chacun de mes articles comporte des spoilers sur les histoires des romans ! Si vous ne voulait pas connaître les détails de l'histoire de ce roman ne lisait pas la suite.

Il est vrai que l'on a déjà lu ou vu un tas d'histoire de ce genre. La confiance du patron, l'amour interdit, la trahison, la séparation forcée. Mais Stefan Zweig écrit très bien son histoire. On ne connait pas vraiment les personnages, leurs vies, il n'y a pas vraiment de détails. Et pourtant, en même temps, les sentiments et sensations des personnages et surtout ceux de Louis sont très détaillés. Les seules descriptions que nous avons sont celles qui compte pour Louis, les détails insignifiants pour les autres et importants pour Louis. D'habitude, je n'aime pas lire des nouvelles car j'ai besoin d'un nombre de pages importants, de détails pour m'attacher aux personnages. Ce roman ressemble à une nouvelle mais l'immortalité et l'universalité de l'histoire m'a permis de l'apprécier.

J'aime les flashs backs et le récit de souvenirs. Ici, ce récit est mené par Louis qui se souvient lors d'un voyage en train. J'aime la métaphore de la vie qui défile comme le paysage défile sur les fenêtres d'un train. La morale de cette histoire est que le passé c'est le passé. On ne peut pas retrouver, revivre le passé. Il nous reste seulement des souvenirs, des souvenirs qui s'effacent et l'on ne peut rien y faire.

On m'a conseillé de lire les biographies de Stefan Zweig. J'aimerais lire Marie Stuart. Et Amerigo.