Résumé:
Prisonnier des nazis, Monsieur B., en dérobant un manuel d'échecs, a pu, à travers ce qui est devenu littéralement une folle passion, découvrir le moyen d'échapper à ses bourreaux. Libéré, il se retrouve plus tard sur un bateau où il est amené à disputer une ultime partie contre le champion Czentovic. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire... Quand ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s'est donné la mort l'année précédente au Brésil, en compagnie de sa femme. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d'homme et d'écrivain. Le joueur d'échecs est une confession à peine déguisée de cette désespérance.Impressions:
C'est toujours avec plaisir que je retrouve la plume de Zweig. Dans cette courte nouvelle, nous retrouvons un thème favoris de l'auteur qu'est la psychologie des personnages. Ici, Zweig s'intéresse à l'étude d'un personnage qui est devenu joueur d'échec malgré lui pour occuper son temps lors de long mois de torture. Il a joué tellement de partis seul dans sa tête qu'il en est devenu fou.Il est intéressant de remarquer qu'au début , le lecteur a accès à cette folie via le récit du joueur mais que à la fin de la nouvelle, le joueur retombe presque dans cette folie! La plume de l'auteur est toujours aussi perspicace pour décrire les sentiments intérieurs et l'écriture est toujours aussi fluide.
Un merveilleux petit moment de lecture dans la tête d'un joueur d 'échec fou.
Lu dans le cadre des challenges:








