mercredi 15 août 2012

Le Temps n'est rien, Audrey Niffenegger

 Quatrième de couverture : "Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange ... [...] Tout est déjà arrivé." Nous connaissons tous ce sentiment d'avoir déjà rencontré une personne ou l'avoir connue dans une autre vie ... Et si cétait dans un autre temps ? Quand Henry rencontre Clair, il ne peut que croire à l'incroyable : ils s'aiment depuis des décennies, même s'il ne s'en souvient pas. Car Henry est atteint d'un mal mystérieux qui le "déplace" dans le temps. De ce postulat insoloite, Audrey Niffenegger a fait naître un roman bouleversant, l'histoire d'un amour absolu et éternel. 


Ma lecture :
Il est vrai que ce roman est long mais on ne voit pas le temps passer (Jeu de mots bien pourri pour commencer cette chronique, je suis inspirée aujourd'hui). J'aime le postulat de départ de ce roman. Henry voyage dans le temps sans maîtriser ce phénomène. Il se retrouve transporté dans des époques différentes de sa vie, se rencontre lui même plus vieux, plus jeune entre les années 1970 et les années 2000. Il rencontre une jeune femme dans les années 1990 alors qu'il ne voyage pas dans le temps (il est dans sa ligne temporelle), qui dit le connaitre depuis son enfance, il en tombe amoureux. En fait, cette jeune fille le connait depuis qu'elle est toute petite. Pendant ces voyages dans le temps, qu'il effectuera plus tard dans sa ligne temporelle personnelle, ils se rencontrent dans les années 1970 et apprennent à se connaitre. Elle connait tout de lui ou presque ... Il ne connait rien. La situation s'inverse parfois. Même ici, j'ai du mal à expliquer le mécanisme de l'histoire, c'est assez compliqué mais on arrive tout de même à comprendre et suivre la vie d'Henry et de Claire grâce aux dates données en début de chapitres. Mais, tout de même j'aurais aimé que l'auteur fasse plus de liens entre les souvenirs d'Henry et ceux de Claire, que certains chapitres de la fin du roman répondent de façon plus visible aux chapitres du début du roman. Elle le fait à quelques reprises mais pas de façon assez explicites à mon gout. 

Attention ! Spoilers si vous continuez la lecture de cette chronique....Les personnages sont trop passifs, fatalistes (toujours) à mon gout. Ils ne font rien pour changer les évènements futurs de leur vie qu'ils connaissent et qu'ils savent horribles. Henry essaye vaguement de trouver une solution pour arrêter de voyager dans le temps mais sans grande conviction car il sait qu'il ne peut changer le passé de Claire donc qu'il ne peut vraisemblablement changer son futur à lui. J'aurais aimé un dialogue à la "-Time can be rewritten. - Don't you dare !" (Doctor Who) mais je ne l'ai pas eu. Cela a eu pour conséquence le fait que je ne ressente pas vraiment de sympathie pour les personnages principaux, au contraire de personnages secondaires comme Gomez. Je n'ai pas été touchée plus que ça par l'histoire d'amour d'Henry et Claire. Mais, j'aime comment Alba est conçue. 

Il y a peu d'humour alors que le postulat de départ aurait pu mener à des situations cocasses plus nombreuses que celles que l'on trouve dans le roman. 

Enfin, Henry n'essaye pas vraiment de cacher ce qui lui arrive et quand les personnages l'apprennent, ils le croient tout de suite, sans poser de questions. Pleins de personnages le savent à la fin (Gomez, les docteurs qui s'occupent d'Henry, Calire, Alba, le père d'Henry, sa nourrice, la famille de Claire s'en doute depuis le début) et personne ne le prend pour un fou, rien ne dérape. 

Malgré les remarques négatives que je viens de donner. J'ai apprécié la lecture de ce roman. Une écriture agréable, un bon roman. Même s'il est un peu trop "fataliste" à mon gout par rapport à la conception que j'aime des voyages dans le temps, et des changements que l'on peut ou non faire dans le passé ou sur le futur. J'adore les histoires de voyage dans le temps alors c'est une chronique un peu longue. Audrey Niffenegger a écrit un autre roman : Les jumelles de Highgate. Je le lirais peut être. Et un film a été fait de Le temps n'est rien, à voir. 


Lu dans le cadre de la lecture commune du 15 août organisée par petit_speculoos sur Livraddict.
Chroniques des autres participants : 

                                   


+ 1  avec ses 521 pages, pour le challenge Des pavés sur la plage organisé par Marmotte !

+ 1 pour le challenge Gilmore Girls organisé par Karine

4 commentaires:

  1. Tout comme toi j'ai apprécié cette lecture, j'ai passé un bon moment, mais je lui ai trouvé quelques défauts. L'effet de fatalité dont tu parles m'a également un peu dérangé, dans le sens, où l'on sait tout ce qu'il va se passer et il n'y a plus vraiment de surprise à l'histoire. Et puis j'ai trouvé l'histoire d'amour d'Henry et de Claire trop parfaite. Cette histoire manque un peu de doutes...

    Je te remercie d'avoir participé à cette lecture commune et te souhaite une bonne soirée ! :-)

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  2. Vashta Nerada

    Il a l'air pas mal!!^^ tu me connais le mot "voyage" je suis partante et tu rajoutes "temporel"!! c'est presque.. mal parti d'avance^^

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  3. J'ai bien aimé cette vision du voyage dans le temps, qui sort du cadre de la science-fiction pour être dans celui de la vie quotidienne. Comme toi, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, surtout Claire. J'ai ressenti plus de sympathie pour Henry, il m'a touchée par moment. Je suis très curieuse de voir le film en tout cas !

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  4. Hello
    C'est Marmotte qui m'a donné le lien de ton blog.
    Je cherche une filieule pour l'opération Match de la rentrée de priceminister et Marmotte m'a dit que tu serais peut être intéressée.
    Cette opération permet de recevoir un livre de la rentrée à choisir parmi une douzaine. Si tu es intéressée tu pourrais me désigner comme marraine lors de ton inscription.
    Merci d'avance

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